Il est un peu plus de 11h30 à Athènes quand, dans la salle du tribunal, le fondateur et chef du parti néonazi grec Aube dorée, Nikos Michaloliakos, vient d’être reconnu coupable de «direction d’une organisation criminelle». Aussitôt, des applaudissements se font entendre dans l’assemblée clairsemée.

Ils trouvent un écho tonitruant sur l’avenue Alexandras, l’une des plus longues de la capitale grecque, où des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés devant le bâtiment de la Justice. Le soulagement est palpable parmi les militants de gauche, antifascistes, démocrates réunis pour clamer, à l’instar de leurs banderoles: «Nazis dehors.» Quelques minutes plus tard, Magda Fyssas sort du tribunal et s’exclame, émue, les poings serrés dressés vers le ciel: «Pavlos a gagné, nous avons gagné, ils sont condamnés!» Pour elle comme pour les militants antifascistes, c’est la conclusion de sept années de combat.