C’était il y a une éternité, le 20 mars 2003. Et le monde n’en revenait pas: après des mois de tensions, les Etats-Unis lançaient leurs soldats par milliers, à l’assaut de l’Irak de Saddam Hussein. Jusqu’à la veille, personne n’y avait vraiment cru. Nul ne pouvait être assez fou pour aller au bout de pareil projet. Même la première puissance militaire mondiale n’avait aucune chance de conquérir, puis de tenir sous occupation, un territoire aussi vaste que celui de l’ancienne Mésopotamie. Les analystes militaires étaient formels; l’opinion publique restait incrédule. Mais la catastrophe arriva.