Hannibal Kadhafi à la police, le 15 juillet 2008: «Je n’ai jamais été violent. J’ai des preuves. Kamal a saisi l’occasion d’être en Suisse pour agir. Il n’aurait pas pu faire cela dans mon pays. Il savait qu’il court des risques […] Mes gardes ne sont pas armés lorsque nous venons en Suisse, parce que votre pays est sûr. Par contre, il est vrai que dans d’autres pays, moins sécurisés, mes gardes sont armés. Je n’ai rien d’autre à ajouter si ce n’est que je ne souhaite pas que toute cette affaire paraisse dans la presse. […] Je n’en veux pas à vos services et à votre pays […] Toutefois, c’est la première fois que je suis accueilli de la sorte.»

Aline Kadhafi, née El Skaf, entendue par le juge d’instruction le 17 juillet 2008: «Si je devais rudoyer (verbalement car je ne rudoie jamais physiquement) un membre de mon personnel, je ne le ferais jamais en public mais dans l’intimité d’une chambre […] Je répète que je traverse une période où je suis très nerveuse. Jamais je n’ai porté la main directement sur ma domestique. Il est vrai qu’il m’arrivait de lancer des objets ou de les casser, mais jamais de les lancer contre quelqu’un. Il est possible que par ricochet l’un des objets ait pu l’atteindre, mais cela me semble peu plausible car je m’en serais quand même rendu compte.»

Charles Poncet, avocat de la Libye et ex-conseiller national libéral, le 23 décembre 2008 dans Le Temps: «Je ne vois pas pourquoi j’aurais des scrupules à défendre la Libye. J’exerce mon métier d’avocat en toute indépendance.»

David Hiler, président du gouvernement genevois, le 7 janvier 2009 face aux médias: «Les règles de l’Etat de droit qu’est la Suisse ont été respectées et les conventions internationales n’ont pas été violées.»

Max Göldi, otage en Libye, le 23 avril 2009 dans Le Temps: «Chacun fait face à sa manière et développe sa propre stratégie pour gérer la peur, la colère, le désespoir, la frustration et la déception. Les gens qui n’ont jamais vécu cela ne peuvent probablement pas comprendre combien cette situation est stressante et comment on se sent.»

Hans-Rudolf Merz, lors de sa conférence de presse à Berne, le 21 août 2009: «Je prends la responsabilité de ma décision avec toutes les conséquences qu’elle implique […] Je suis prêt à faire un deuxième voyage pour m’assurer que les otages rentrent. Et si je n’y arrive pas, s’ils restent bloqués en Libye, alors je perdrai la face […] Il fallait atteindre deux objectifs: ramener les deux Suisses retenus et normaliser les relations entre les deux pays. Je ne voulais pas rentrer de ce voyage et dire que rien n’avait bougé […] J’ai connu des voyages plus agréables […] Si le parlement me dit que ce contrat n’est pas acceptable, j’assumerai.»