Des drones kamikazes qui pourraient eux-mêmes déterminer leur cible? Des mines antipersonnel qui, supposément, sont capables grâce à l’intelligence artificielle de faire la différence entre civils et combattants, voire entre soldats amis et ennemis? L’utilisation d’armes dites «autonomes» dans la guerre en Ukraine n’est pas encore entièrement établie. Mais elle est jugée de plus en plus probable. Or c’est à Genève, depuis maintenant près de neuf ans, que se discutent les enjeux liés à ces armes, que l’on surnomme habituellement les «robots tueurs». La guerre qui fait rage en Ukraine ramène au premier plan ces questions que l’on pensait, il y a peu encore, réservées au domaine de la science-fiction. Mais cette proximité soudaine ne simplifie pas les débats, loin de là…