Les électeurs de Martinique ont dit non à 78,9% à une autonomie accrue dimanche lors du referendum organisé par le gouvernement à la demande des élus, et les électeurs de Guyane à 69,8%, selon les chiffres définitifs diffusés lundi matin par le ministère de l’Outre-mer à Paris. En Martinique, où la participation a atteint 53,35%, le président du conseil régional, l’indépendantiste Alfred Marie-Jeanne, avait appelé à voter oui. En Guyane, les présidents du conseil régional et du conseil général, tous apparentés à la gauche, ont aussi subi une rebuffade puisqu’ils avaient appelé à voter oui.

Pas de collectivité d’outrre-mer

Dans un communiqué, le président de la République a pris acte un peu plus tôt de «la réponse négative claire que les électeurs ont apportée à la question posée ce 10 janvier, en écartant l’institution en Martinique et en Guyane d’une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution. Selon l’Elysée, «ce choix traduit l’attachement des Guyanais et des Martiniquais à un statut qui soit proche de celui des collectivités de métropole, réaffirmant ainsi le lien étroit qui les unit à la République».

«Cette consultation, organisée par le Gouvernement, faisait suite à la demande des élus régionaux et départementaux de Martinique et de Guyane qui ont souhaité, en 2009, la transformation de leur département en collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution», souligne la présidence de la République.

Cet article permet, comme à Saint-Martin ou en Polynésie française, de doter la collectivité territoriale d’institutions spécifiques et de pouvoirs normatifs propres.

«Conformément à ses engagements, le Président de la République consultera à nouveau les électeurs, le 24 janvier, sur la création en Martinique, ainsi qu’en Guyane, d’une collectivité unique demeurant régie par l’article 73 de la Constitution et exerçant les compétences actuellement dévolues au département et à la région», indique l’Elysée.