Des discussions ont commencé lundi au Caire entre des dirigeants du Hamas sur la formation du gouvernement palestinien et la question de la reconnaissance d'Israël par le mouvement islamiste. Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechal, basé à Damas, a fait le déplacement dans la capitale égyptienne pour ces discussions, qui seront ensuite élargies aux responsables égyptiens, notamment au chef des services de renseignement Omar Souleimane.

Mahmoud al-Zahar et Ismaël Haniyeh, dirigeants du groupe radical dans les Territoires palestiniens, ainsi que Oussama Hamdane, Moussa Abou Marzouk et Mohammad Nazzal, responsables à l'étranger, participent aussi aux réunions.

L'agenda des discussions avec les Egyptiens est «ouvert» à tous les sujets, a affirmé Moussa Abou Marzouk à la presse. Selon d'autres membres de la délégation, les pourparlers avec le général Souleimane, médiateur en chef dans le dossier israélo-palestinien, vont surtout être axés sur le choix du prochain premier ministre palestinien, un poste qui pourrait revenir à Mahmoud al-Zahar ou à Ismaël Haniyeh.

Grand vainqueur des législatives du 25 janvier, le Hamas doit former pour la première fois un gouvernement palestinien. Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a eu samedi une première rencontre à Gaza avec les dirigeants du mouvement islamiste en vue de la formation du cabinet et ils sont tombés d'accord pour que le Hamas choisisse le candidat au poste de chef du gouvernement.

Reconnaissance d'Israël?

En ce qui concerne la distribution des postes de sécurité, Moussa Abou Marzouk a indiqué que tout ce que le Hamas demandait au raïs palestinien est «l'application de la loi», qui stipule que certaines forces de l'ordre relèvent du premier ministre alors que d'autres dépendent du président de l'Autorité palestinienne.

Lors d'une visite de Mahmoud Abbas la semaine dernière au Caire, Omar Souleimane avait affirmé que le dirigeant palestinien ne chargerait le Hamas de former le gouvernement que si le groupe reconnaissait Israël et renonçait à la violence. Ces questions doivent être abordées aussi lors des réunions du Caire.