Le mouvement islamiste Hamas a fait état ce jeudi de 16 nouveaux morts dans des frappes israéliennes sur la bande de Gaza qu'il contrôle, portant à 83 le nombre de Palestiniens tués depuis le début des hostilités lundi.

Au total, 83 personnes ont été tuées, parmi lesquelles 17 enfants, et 487 ont été blessées, a indiqué le Hamas après une nouvelle nuit de frappes sur l'enclave et de tirs de roquettes en direction du territoire israélien.

L’aveu vient de Giora Eiland, major général à la retraite, et ancien chef du Conseil national de sécurité israélien. «Croyez-moi, le gouvernement israélien n’a pas eu le moindre débat de fond sur Gaza depuis des années», affirmait-il cette semaine au journal The Times of Israel. Faute de pareil débat, constatait-il, «nous revenons chaque fois au mode d’action par défaut».

Le mode «par défaut»? C’est celui qui, en 2014, avait conduit Israël à déclencher une guerre contre Gaza pour répliquer (déjà) au lancement de roquettes par le Hamas en Israël. A l’époque, l’offensive avait provoqué la mort de plus de 2000 Palestiniens, dont une vaste majorité de civils.