A l’entrée de la ville, devant le bâtiment décati de la gare routière, des bus et des vans déversent leurs passagers dans la grisaille du matin. Goris, la dernière ville avant la frontière entre l’Arménie et le Haut-Karabakh, est devenue, depuis le début de la guerre il y a dix jours, un point de chute pour les déplacés fuyant les bombes. Beaucoup ont traversé le pays pour rejoindre Erevan, mais des femmes, enfants et vieillards, par centaines ou milliers – personne ne tient les comptes –, se sont arrêtés ici, dans cette petite ville assoupie de 20 000 habitants.

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