18H30 Le vice-président Omar Souleimane dénonce les violences comme un complot

Les violences entre manifestants favorables et hostiles au président égyptien Hosni Moubarak sont le résultat «d’un complot» fomenté par des gens en Egypte même ou à l’étranger, a déclaré jeudi le vice-président Omar Souleimane à la télévision nationale. «Il est possible qu’il y ait plusieurs desseins étrangers, ou des Frères musulmans (...) ou de certains partis ou d’hommes d’affaires», a ajouté M. Souleiman, nommé samedi dernier vice-président. Il a par ailleurs ajouté que l’appel au départ immédiat du président Hosni Moubarak est un «appel au chaos».

■18H15 Le journaliste Serge Dumont se trouve en compagnie de journalistes de France 24

Selon Le Soir, Serge Dumont, le journaliste belge travaillant pour les quotidiens Le Soir (Bruxelles) , Le Temps (Genève), La Voix du Nord (France) et La Voix du Luxembourg, interpellé hier mercredi au Caire, se trouve en compagnie d’une équipe de trois journalistes de France 24 interpellés la nuit passée également.

Les quatre journalistes ont été relâchés en milieu de journée de jeudi dans un quartier du Caire, avant d’être arrêtés de nouveau par une autre unité.

De brefs contacts téléphoniques ont pu être établis avec certains des journalistes. Les services diplomatiques compétents oeuvrent pour les localiser et les faire libérer.

16h20 Nouveaux heurts au Caire, un étranger aurait été battu à mort

Des heurts ont repris de plus belle jeudi entre partisans et opposants au régime de Hosni Moubarak sur la place Tahrir, épicentre de la contestation au Caire, où pour la première fois un étranger a été battu à mort selon des témoins et des services de secours.On ignorait dans l’immédiat l’identité ou la nationalité de cet étranger, ou par qui il a été battu. C’est la première fois depuis le début de la contestation le 25 janvier et des violents heurts entre pro et anti-Moubarak mercredi qu’un étranger subit un tel sort.

16h Angela Merkel et Luis Rodriguez Zapatero demandent une transition pacifique «dès que possible»

La chancelière allemande Angela Merkel et le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero ont demandé jeudi à Madrid qu’une transition pacifique ait lieu «dès que possible» en Egypte, au dixième jour de contestation contre le régime de Hosni Moubarak. «Nous souhaitons la démocratie pour l’Egypte dès que possible», a déclaré M. Zapatero lors d’une conférence de presse, à l’issue du 23e sommet hispano-allemand. «Il faut parvenir à cette démocratie de manière pacifique et par consensus, c’est l’obligation du gouverment égyptien», a-t-il ajouté. «Ce qui est important, c’est qu’un dialogue politique soit engagé dès que possible en Egypte», a estimé pour sa part Mme Merkel.

15h45 Le vice-président Omar Souleimane s’apprête à faire une déclaration

Des milliers de manifestants hostiles au président Hosni Moubarak étaient toujours jeudi maîtres de la place dans le centre du Caire, où des heurts sporadiques les opposaient aux partisans du régime, au 10e jour de la contestation.La télévision d’Etat a annoncé une «déclaration importante» sous peu du vice-président Omar Souleimane qui a plus tôt affirmé que le fils de M. Moubarak ne serait pas candidat à la présidentielle de septembre, deux jours après une annonce du président disant qu’il ne le serait pas lui-même non plus.

14H00. Tirs nourris entendus place Tahrir, le premier ministre d’accord pour rencontrer des manifestants Des partisans du régime ont jeté des cocktail molotov alors que des coups de feu d’abord sporadiques puis nourris étaient entendus.Sur la télévision nationale, le premier ministre, qui avait présenté des excuses dans la matinée ,s’est dit prêt à rencontrer des manifestants. Sur le réseau Twitter: beaucoup de messages relatant des opérations coups de poing des partisans du régime, notamment contre les journalistes de la presse étrangère.

12H00. Reprise des affrontements, ouverture d’une enquête, dialogue avorté Le dialogue entre le pouvoir et les «forces nationales» a débuté jeudi et des représentants des manifestants y participent, selon de hauts responsables égyptiens cités par la télévision publique, mais la principale coalition d’opposition a rejeté ces négociations.Le premier ministre Ahmad Chafic a en outre annoncé que les heurts sanglants place Tahrir au Caire, qui ont fait au moins cinq morts selon un bilan officiel, feraient l’objet d’une enquête.Mohammed Aboul Ghar, un porte-parole de la Coalition nationale pour le changement, qui s’est constituée autour de Mohamed ElBaradei et qui compte parmi ses membres les Frères musulmans et le mouvement Kefaya (Assez), a rejeté tout dialogue avant le départ du président Hosni Moubarak.«Notre décision est claire: pas de négociations avec le gouvernement avant le départ de Moubarak. Après cela, on est prêts à dialoguer avec Souleimane», a-t-il indiqué à l’AFP.Cité par la télévision, M. Chafic a précisé que «le dialogue avec l’opposition englobe des représentants des manifestants de la place Tahrir».Selon l’agence officielle Mena, MM. Souleimane et Chafic «ont rencontré ce matin au siège du conseil des ministres un groupe de représentants et de chefs des partis égyptiens qui ont accepté de participer au dialogue national», sans plus de précisions. Parallèlement, des partisans du président égyptien Hosni Moubarak ont franchi peu avant midi jeudi le cordon formé par l’armée pour séparer opposants et partisans du régime, près de la place Tahrir, dans le centre du Caire, selon une journaliste de l’AFP sur place. Les deux camps se sont jeté des pierres après une brève pause après que l’armée a formé un cordon s’interposant entre partisans du président et opposants, empêchant les anti-Moubarak d’avancer. La bataille s’est alors déplacée vers une ruelle voisine où les partisans du régime ont jeté des cocktails Molotov alors que des coups de feu étaient entendus. Quelque 150 jeunes hommes ramassaient des pierres sur un terrain vague de la rue Mohammed Hagag pour les amener sur les lieux des affrontements, alors que les blessés étaient transportés vers les hôpitaux de campagne.

11H00. Déclaration européenne comminatoire «Le processus de transition doit commencer dès maintenant», demandent dans une déclaration conjointe Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, David Cameron, José-Luis Zapatero et Silvio Berlusconi. Seule une transition rapide et ordonnée vers un gouvernement à représentation élargie permettra de surmonter les défis auxquels l’Egypte doit faire face aujourd’hui», poursuit le texte. De son côté, la chef de la diplomatie de l’Union européenne a appelé jeudi les autorités égyptiennes à traduire en justice les responsables des violences survenues au Caire entre pro et anti-Moubarak et demandé à nouveau le début immédiat de la transition dans le pays.«Le gouvernement (égyptien) est responsable du bien-être et de la sécurité de son peuple. Ceux qui sont responsables d’actes ayant causé des morts et des blessés doivent rendre des comptes et être traduits en justice», a affirmé Catherine Ashton dans un communiqué.Mme Ashton a dénoncé les «groupes armés» qui ont «violemment attaqué» des manifestants pacifiques.La haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères s’est également élevée contre les «intimidations» et les «agressions» à l’encontre des journalistes sur le terrain. «C’est tout à fait inacceptable», a-t-elle dit. ■ 10H00. «Dialogue national» La télévision nationale annonce le début d’un dialogue entre pouvoir et «partis et forces nationales», entamé par le vice-président égyptien Omar Souleimane, tout nouvellement nommé; il avait annoncé lundi avoir été chargé par le président Hosni Moubarak d’ouvrir un dialogue immédiat avec l’opposition. Dans un autre bandeau, la télévision cite le premier ministre Ahmad Chafic disant: «Nous nous réunissons aujourd’hui avec les représentants des partis d’opposition et des forces nationales pour trouver une issue à la situation actuelle». ■ 6H00. Reprise de heurts meurtriers Les images ce matin sont les mêmes qu’hier soir: celles de nouveaux affrontements sur la place Tahrir au Caire, coeur de la contestation contre le président égyptien depuis 10 jours, qui ont déjà fait cinq tués et plusieurs blessés, selon un médecin sur place, le Dr. Amr Bahaa, depuis un hôpital de fortune installé dans une mosquée près de la place. «La plupart des victimes sont arrivées ces trois dernières heures, beaucoup avec des blessures par balles», a-t-il ajouté, estimant le nombre total de blessés depuis mercredi à plus d’un millier.Ce bilan s’ajoute à au moins 300 morts tombés pendant la première semaine de manifestations lancées le 25 janvier pour réclamer le départ du président égyptien Hosni Moubarak, selon un bilan non confirmé de l’ONU.Les tirs, sporadiques, ont commencé à se faire entendre vers 04H00 (03H00 heure suisse) et étaient toujours entendus une heure plus tard, a indiqué d’autre part un correspondant de l’AFP sur place.