Etats-Unis

Hillary Clinton hospitalisée suite à une thrombose

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a été hospitalisée après avoir subi une thrombose (caillot sanguin) consécutive à une commotion cérébrale il y a deux semaines, a annoncé dimanche l’un de ses proches conseillers au Département d’Etat, Philippe Reines

La chef de la diplomatie américaine, âgée de 65 ans, devait en principe retourner au département d’Etat lundi après une succession d’ennuis de santé depuis son retour il y a plus plus de trois semaines d’une tournée en Europe et moins d’un mois avant de passer le témoin à John Kerry, son successeur nommé par le président Barack Obama.

Dans un bref communiqué, son plus proche conseiller Philippe Reines a expliqué qu’ «au cours d’examens pratiqués aujourd’hui (dimanche), les médecins ont découvert qu’un caillot de sang s’était formé à la suite de la commotion cérébrale subie il y a plusieurs semaines».

«Elle est soignée avec des anticoagulants et est à l’hôpital presbytérien de New York pour que son traitement soit suivi au cours des prochaines 48 heures», a-t-il ajouté.

Hillary Clinton, ancienne sénatrice de l’Etat de New York, partage ses domiciles entre cette ville et Washington.

«Ses médecins vont continuer à évaluer son état de santé, y compris d’autres problèmes liés à la commotion cérébrale. Ils détermineront s’il y a d’autres mesures à prendre», a encore écrit Philippe Reines, sans plus de détails sur la condition de Hillary Clinton, qui avait eu une flébite en 1998 quand son mari Bill Clinton était à la Maison Blanche.

Le département d’Etat a régulièrement communiqué ces trois dernières semaines sur la santé de la secrétaire d’Etat, mais sans dissiper toutes les interrogations de médias et d’élus républicains face à une absence inédite et aussi longue.

Philippe Reines avait d’abord annoncé le 9 décembre que Hillary Clinton avait attrapé un «virus gastrique» l’obligeant à annuler une tournée en Afrique du Nord. Une semaine plus tard, le 15 décembre, le même conseiller et les médecins avaient révélé une «commotion cérébrale» après un «évanouissement» dû à une «forte déshydratation».

Ses médecins lui avaient ensuite conseillé de ne pas reprendre avant «la mi-janvier» les tournées diplomatiques en avion qu’elle affectionne aux quatre coins de la planète.

Ses ennuis de santé l’ont empêchée de témoigner comme prévu le 20 décembre devant le Congrès à propos de l’attentat contre le consulat américain de Benghazi le 11 septembre. Cette attaque terroriste, qui a coûté la vie à quatre agents américains, dont l’ambassadeur en Libye, a déclenché une tempête politique à Washington, le département d’Etat ayant été brocardé pour des «ratés» en matière de sécurité. Les républicains réclament l’audition de Hillary Clinton et en font même une condition pour approuver au Sénat la nomination de son successeur John Kerry.

Mais ce pilier du gouvernement Obama, qui a inlassablement défendu la politique étrangère du chef de l’Etat depuis janvier 2009, n’a eu aucune activité publique depuis le 7 décembre, date à laquelle elle était rentrée d’une tournée européenne.

Lors de la nomination de John Kerry le 21 décembre, le président Obama avait simplement dit avoir «pu parler» à son «amie», qui «continu(ait) de récupérer».

Hillary Clinton est, de son propre aveu il y a quelques mois, «épuisée» par le rythme effréné qu’elle s’impose depuis quatre ans, dont près de 400 jours cumulés passés à voyager. Avec 1 million de miles (plus de 1,5 million de km) parcourus en avion et 112 pays visités, elle détient le record absolu de tous les secrétaires d’Etat américains.

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