A l’heure où la dette des étudiants américains dépasse les 1100 milliards de dollars et que les frais universitaires ont augmenté de façon dramatique au cours des dix dernières années pour atteindre dans bon nombre d’alma mater les 50 000 dollars par an, Hillary Clinton s’est fait l’auteur d’une vive controverse. Au cours des neuf derniers mois, soulève le «Washington Post», elle a tenu plusieurs discours dans des universités moyennant une grasse rémunération. Même des universités publiques ont payé de gros cachets à l’ex-secrétaire d’Etat.

L’Université du Connecticut, par exemple, qui vient d’augmenter ses frais d’inscription de 6,5%, a versé l’impressionnante somme de 250 000 dollars à la possible candidate à l’investiture démocrate en 2016. L’Université de Californie à Los Angeles l’a rémunérée à hauteur de 300 000 dollars. Comme elle est habituellement payée au moins 200 000 dollars pour ses allocutions, au cours des neuf derniers mois, Hillary Clinton pourrait avoir été rémunérée pour plus de 1,8 million de dollars pour ses seuls discours dans les universités américaines.

Ce constat s’ajoute à la remarque maladroite que l’intéressée avait livrée à la journaliste d’ABC Diane Sawyer en rappelant qu’en quittant la Maison-Blanche en 2001, les Clinton étaient «complètement fauchés». Depuis qu’elle est en tournée pour vendre son livre «Hard Choices» qui se vend mal, Hillary Clinton a vu sa cote de popularité plonger. Ce test grandeur nature pour mesurer ses chances d’être un jour élue à la Maison-Blanche l’a convaincra-t-elle de relever le défi électoral ou fera-t-il office de repoussoir? Il faudra sans doute attendre l’automne 2015 pour en savoir plus.