Un tweet, une injonction. Et un imbroglio juridique. «J’ai ordonné au secrétaire d’Etat Mike Pompeo, et il est entièrement d’accord, de ne pas permettre à Hoda Muthana de revenir dans le pays!» C’est probablement après avoir lu le New York Times, qu’il vient par ailleurs une nouvelle fois de qualifier d’«ennemi du peuple», que Donald Trump a pris cette décision, mercredi soir. Il déclare Hoda Muthana, partie rejoindre l’Etat islamique en Syrie, persona non grata aux Etats-Unis, alors même qu’il vient d’exhorter les dirigeants européens à reprendre leurs quelque 800 djihadistes capturés par les Américains et détenus par les Forces démocratiques syriennes. Ces djihadistes, estime le président américain, doivent être déférés devant la justice de leur pays. Donald Trump et ce dossier épineux, c’est un peu «faites ce que je dis, pas ce que je fais».