Sécurité

Hoda Muthana, la djihadiste déclarée persona non grata par Donald Trump

Partie en Syrie en 2014, la jeune femme, née aux Etats-Unis, veut y rentrer. Donald Trump s’y oppose, arguant qu’elle n’est pas Américaine. Casse-tête juridique en vue

Un tweet, une injonction. Et un imbroglio juridique. «J’ai ordonné au secrétaire d’Etat Mike Pompeo, et il est entièrement d’accord, de ne pas permettre à Hoda Muthana de revenir dans le pays!» C’est probablement après avoir lu le New York Times, qu’il vient par ailleurs une nouvelle fois de qualifier d’«ennemi du peuple», que Donald Trump a pris cette décision, mercredi soir. Il déclare Hoda Muthana, partie rejoindre l’Etat islamique en Syrie, persona non grata aux Etats-Unis, alors même qu’il vient d’exhorter les dirigeants européens à reprendre leurs quelque 800 djihadistes capturés par les Américains et détenus par les Forces démocratiques syriennes. Ces djihadistes, estime le président américain, doivent être déférés devant la justice de leur pays. Donald Trump et ce dossier épineux, c’est un peu «faites ce que je dis, pas ce que je fais».

Propagande active sur Twitter

Hoda Muthana a 24 ans. Sous le pseudonyme Oum Jihad, elle a activement participé à la propagande djihadiste sur son compte Twitter aujourd’hui suspendu. Elle a notamment appelé à «faire couler le sang américain» et s’est réjouie des attentats de 2015 contre Charlie Hebdo. C’est ce que relève l’organisation Counter Extremism Project, qui a conservé des captures d’écran. Partie en Syrie en 2014, elle s’est rendue aux forces kurdes le 10 janvier dernier et se trouve actuellement en détention dans un camp situé dans le nord-est du pays.