La Russie s’est attiré les critiques d’organisations de défense des droits de l’homme et de pays occidentaux après la récente adoption d’une loi condamnant la «propagande» homosexuelle.

«La délégation américaine aux Jeux olympiques représente la diversité des Etats-Unis», a déclaré un porte-parole de la présidence américaine, Josh Earnest. «Tous les membres de notre délégation se sont distingués par leurs réalisations dans les domaines du service de l’Etat, de l’activisme civique et du sport.»

La Maison-Blanche a refusé de dire si la composition de cette délégation officielle était destinée à adresser un message aux autorités russes.

Outre Billie Jean King, la délégation comprendra la hockeyeuse Caitlin Cahow, qui a participé aux deux derniers Jeux olympiques et revendique aussi publiquement son homosexualité. Elle représentera les Etats-Unis lors de la cérémonie de clôture.

La Maison-Blanche a déclaré que, pour des raisons d’agenda, le président Barack Obama ne pourrait se rendre à Sotchi, qui accueillera les JO du 7 au 23 février. Son homologue français François Hollande ne se rendra pas non plus aux Jeux d’hiver, sans que la France ne précise pourquoi. Il en va de même pour le président allemand Joachim Gauck.

La délégation américaine sera en outre emmenée par une personnalité de moindre envergure que lors des Jeux précédents puisqu’elle sera conduite par l’ancienne secrétaire à la Sécurité intérieure Janet Napolitano, désormais présidente de l’Université de Californie.

En 2012 à Londres, la délégation était présidée par la First Lady, Michelle Obama, tandis que deux ans plus tôt, à Vancouver, ce rôle était revenu au vice-président Joe Biden.

Outre la question de l’homosexualité, les Etats-Unis sont mécontents de l’asile accordé par la Russie à Edward Snowden, l’ancien consultant de la NSA à l’origine des révélations sur l’espionnage américain à travers le monde