Spectacle inhabituel dans le métro hongkongais: alors qu’en surface, des affrontements sont en cours avec la police aux abords du Conseil législatif (LegCo, le «parlement» local), la queue s’étire devant les distributeurs dans la station de métro voisine d’Admiralty. Tous achètent des tickets à l’unité et en liquide. La scène a de quoi surprendre dans une ville hyper-connectée dont les habitants ne jurent que par leur Octopus, cette carte électronique utilisée aussi bien dans les transports que pour régler leurs achats quotidiens. Mais pour aller aux manifestations, ou en repartir, les opposants au projet d’extradition vers la Chine prennent soin de brouiller les pistes. Pour que la police ne puisse pas remonter jusqu’à eux, ils se déplacent sans carte électronique, sans téléphone ou désactivent la localisation GPS.

Notre revue de presse: Les citoyens de Hongkong ne veulent pas baisser la garde