Près d’un centre commercial d’Obuda, dans le troisième arrondissement de Budapest, les affiches placardées sur le mur d’un immeuble sautent aux yeux des automobilistes qui vont faire leurs courses ou roulent vers le centre de la capitale hongroise. Six des huit espaces publicitaires disponibles clament que «les sanctions de Bruxelles nous détruisent», slogan de la «consultation nationale» lancée par le gouvernement Orban, qui dénonce les mesures européennes de rétorsion contre la Russie. Au milieu des pancartes, une bombe porteuse du mot «sanctions» accompagne le message choc, martelé à travers la Hongrie.