International

Les hôpitaux français, l’autre incendie social

La grève des personnels hospitaliers a, jeudi, obligé Emmanuel Macron à promettre un «plan d’action renforcé» pour éteindre l’incendie social. A la veille de l’an 1 des «gilets jaunes», la convergence des colères a de quoi inquiéter

Les plans se succèdent et la lumière n’est toujours pas en vue dans le tunnel hospitalier français. Preuve que la crise des personnels des hôpitaux publics, en grève jeudi, a atteint un niveau préoccupant pour l’exécutif à la veille du premier anniversaire de la mobilisation des «gilets jaunes», c’est Emmanuel Macron lui-même qui a tenté d’éteindre l’incendie des blouses blanches.

En plus des mesures déjà annoncées, depuis l’été, pour pallier la crise des urgences, le président français a promis un «plan d’action renforcé» pour la semaine prochaine. Objectif: éviter la paralysie généralisée des 558 hôpitaux publics qu’environ 70% des Français jugent pourtant positivement pour la qualité des soins, la plupart du temps intégralement remboursés: «Je regarde la colère, j’observe les difficultés de fonctionner, a affirmé Emmanuel Macron. Le plan qui a été mis en œuvre ne va pas assez vite. On ne peut pas expliquer aujourd’hui à un aide soignant: «On a un plan formidable, qui aura son plein effet dans cinq ans.»