Hossein Rezaei, 36 ans, rencontré à La Haye, s’en souvient comme si c’était hier. Des mouvements de panique, des cris, des coups de feu, des explosions. Constatant le capharnaüm que provoquait le départ des Américains d’Afghanistan, en août 2021, et l’imminente prise de Kaboul par les talibans, il s’est résolu à écrire une lettre à la branche néerlandaise de Cartooning for Peace. Sans grand espoir. Puis un appel téléphonique de Katie, une collaboratrice du Ministère néerlandais des affaires étrangères lui annonçant qu’il pourrait prendre le dernier avion militaire mis à disposition par les Pays-Bas pour fuir le pays. Une lueur d’espoir dans un pays sur le point de replonger dans l’obscurantisme taliban.