Huit employés locaux de l’ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran ont été arrêtés pour leur «rôle dans les émeutes» ayant suivi la réélection contestée du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, a annoncé dimanche l’agence Fars.

Selon l’agence qui ne cite pas de source, «huit personnes ont été arrêtées pour leur rôle considérable dans les émeutes» qui ont secoué le pays depuis l’annonce du résultat de la présidentielle et fait au moins 20 morts.

Selon une source proche de l’ambassade, ces arrestations datent de samedi.

Un membre de la famille d’un des employés arrêtés a indiqué ne plus avoir de nouvelles de lui depuis samedi, ajoutant que son portable était éteint.

A Londres, un porte-parole du Foreign Office, interrogé par l’AFP au sujet de ces arrestation a déclaré: «nous avons reçu ces derniers jours certaines informations, parfois confuses, sur des arrestations de Britanniques ou de personnes ayant des liens avec la Grande Bretagne. Nous continuons à évoquer ces cas avec les autorités iraniennes».

Karoubi exige une commission indépendante

Le candidat réformateur iranien Mehdi Karoubi veut une commission indépendante examinant tout le processus électoral de la présidentielle contestée. Il rejette ainsi l’autorité de celle proposée par le pouvoir, dans une lettre publiée par le journal «Etemad Melli» dimanche

«Si le Conseil des gardiens (de la constitution) nomme une commission indépendante avec toute autorité pour enquêter sur tous les aspects de l’élection, je l’accepterai», écrit M. Karoubi, qui conteste avec Mir Hossein Moussavi et Mohsen Rezaï la légalité de la réélection le 12 juin du président Mahmoud Ahmadinejad.

Le Conseil des gardiens, qui dépend du guide suprême Ali Khamenei, a donné samedi 24 heures aux candidats perdants pour nommer un représentant à la commission qu’il a désigné. Mais M. Moussavi a rejeté dans la soirée toute participation à cet organe, et M. Rezaï a dit qu’il s’y joindrait seulement si les deux autres candidats faisaient de même.