La crise migratoire à la frontière sud des Etats-Unis est aussi une affaire d’images volées. Celles de mineurs non accompagnés entassés dans des structures inadéquates, que les officiels espèrent cacher à des journalistes et à des photographes. Avec des arrestations toujours plus nombreuses de clandestins à la frontière, la situation est tendue. Et quand il s’agit d’enfants quasi livrés à eux-mêmes qui arrivent en nombre, elle l’est encore davantage, surtout quand les images révèlent l’ampleur du drame. Or Kamala Harris, chargée du dossier migratoire, s’est bien rendue au Mexique, mais en évitant soigneusement de se déplacer à la frontière avec les Etats-Unis.

«C’est ce que je fais. Point final»

Parce que le dossier est trop sensible? Elle est critiquée au sein de son propre camp. La vice-présidente avait anticipé les attaques: «Je suis très claire: nous devons nous attaquer aux causes profondes de l’immigration et c’est ce que je fais. Point final.» Mardi, elle a aussi affirmé que s’il y avait une manière facile de régler le problème, elle l’aurait fait depuis longtemps. Et d’ajouter: «J’ai déjà été à la frontière [en Californie, quand elle était sénatrice, ndlr]. Et j’y retournerai.»