Ce dimanche à Paris, des milliers de personnes ont commencé à se rassembler pour une «marche contre la vie chère et l'inaction climatique» organisée par la gauche unie dans la Nupes.

Une centaine de bus ont été affrétés de toute la France pour cette marche soutenue par des associations et certaines fédérations syndicales. La Prix Nobel de Littérature Annie Ernaux est annoncée. (AFP)

C’était le mardi 5 juillet, lors d’une conférence au siège du Parti ouvrier indépendant à Paris. A la veille de la déclaration de politique générale de la nouvelle première ministre dont le gouvernement était enfin en ordre de bataille, Jean-Luc Mélenchon prédisait que la crise née des législatives perdurerait avec un «blocage» au parlement, puis se dénouerait par une dissolution et de nouvelles élections que la gauche unie avait toutes les chances de gagner. Pour préparer ces échéances, le leader insoumis proposait à ses partenaires de la Nupes «une grande initiative politique», par exemple «une grande marche contre la vie chère» en septembre. C’était l’époque où l’inflation débarquait de manière fracassante dans le débat public, avant les mesures très fortes prises par le gouvernement et adoptées en urgence lors de la séance inaugurale du nouveau parlement.