Europe

Incendie volontaire d’un centre lié à la justice à Bruxelles

Une bombe incendiaire a été jetée la nuit dernière contre l’Institut de criminalistique et de criminologie, une institution scientifique, depuis une voiture-bélier. Cinq personnes de l’entourage de l’institut ont été arrêtées

Mise à jour, 12h

Cinq personnes ont été interpellées après l’incendie criminel qui a visé dans la nuit de dimanche à lundi le principal centre scientifique de la justice à Bruxelles, provoquant une explosion et d’importants dégâts, mais sans faire de blessés, a annoncé une porte-parole du parquet de Bruxelles.

Les personnes interpellées appartiennent à «l’environnement immédiat de l’institut» et «sont actuellement entendues pour déterminer si elles ont eu un rôle et quel était celui-ci», a expliqué cette porte-parole, Ine Van Wymersch, lors d’une conférence de presse.


La nuit dernière

Une explosion d’origine criminelle a visé dans la nuit de dimanche à lundi le principal centre scientifique de la justice à Bruxelles, sans faire de blessés mais provoquant «des dégâts importants» et surtout l’inquiétude en Belgique, toujours en alerte depuis les attentats du 22 mars.

Contacté par l’AFP, le porte-parole du parquet de Bruxelles s’est refusé à se prononcer sur les causes de l’explosion, assurant uniquement que celle-ci était «d’origine criminelle».

Selon la RTBF, il s’agirait d’une attaque à la voiture-bélier, conduite par deux personnes qui auraient jeté «un engin incendiaire» dans le bâtiment avant de mettre le feu au véhicule.

Pas de blessé

Cible de l’explosion, l’Institut de criminalistique et de criminologie (INCC), situé dans le nord de la ville, une institution scientifique notamment chargée de l’identification et de l’analyse des traces de suspects.

«Il n’y avait personne sur le site», a précisé le porte-parole du parquet, donc aucun blessé à déplorer. Mais «les dégâts sont importants», selon le porte-parole des pompiers, Pierre Meys, qui évoque une explosion «fort violente». «Des fenêtres du labo ont été éjectées à plusieurs dizaines de mètres», a-t-il dit à l’AFP.

Appelés vers 3h du matin pour l’explosion, une trentaine de pompiers ont été mobilisés pour maîtriser l’incendie qui s’est ensuite déclaré, a-t-il ajouté.

Selon les médias belges, la déflagration a réveillé plusieurs riverains et une colonne de fumée noire était ensuite visible par certains d’entre eux. La circulation a en partie été interdite aux alentours du site.

Un «centre de crise» a été mis en place par le parquet de Bruxelles, qui a prévu de donner une conférence de presse à 11h, a souligné son porte-parole.

Justice scientifique

L’Institut de criminalistique et de criminologie de Bruxelles est une institution scientifique au sein de la justice fédérale belge.

Parmi les tâches qui lui sont confiées, on dénombre l’identification et l’analyse des traces de suspects et du «modus operandi, aidant ainsi à retrouver les auteurs de crimes et à établir la charge de la preuve», explique-t-il sur son site internet.

L’INCC examine également «le fonctionnement du système pénal et la manière dont il peut être amélioré».

La Belgique est en état d’alerte depuis qu’elle a été la cible d’attentats sanglants le 22 mars à l’aéroport international de Bruxelles et dans la station de métro Maelbeek, qui ont fait 32 morts.

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué ces attentats, ainsi qu’une attaque à la machette, le 6 août, contre deux policières.

Chaque alerte ou menace dans le pays est ainsi prise très au sérieux par les autorités.

En août, deux vols internationaux ont atterri à l’aéroport de Bruxelles après avoir fait l’objet d’alertes à la bombe, qui se sont révélées fausses.

Publicité