Incertitude sur le sort de l’otage américaine

Syrie Affirmation de l’Etat islamique

L’otage américaine a-t-elle été tuée lors d’une frappe aérienne jordanienne sur la ville de Raqqa, en Syrie, comme l’affirme l’Etat islamique (EI), mais sans apporter de preuve? Ou s’agit-il d’une opération de propagande, afin de diviser la coalition internationale menée par les Etats-Unis? Vendredi soir, Washington n’avait en tout cas pas confirmé la mort de l’otage.

L’EI a pour la première fois donné son nom. Kayla Mueller a été enlevée dans la ville d’Alep en août 2013. Originaire d’Arizona, elle travaillait pour l’organisation humanitaire Support to Life, basée en Turquie.

Les Etats-Unis n’ont jamais divulgué son identité, comme ils le font pour leurs otages. Depuis la vidéo, diffusée mardi, de la mort atroce du pilote jordanien brûlé vif, les chances de survie de Kayla Mueller s’étaient encore amenuisées. A tel point que Washington paraissait convaincu qu’une opération commando était la seule manière de la sauver.

La Jordanie a reconnu avoir mené des frappes sur la Syrie vendredi pour venger son pilote, mais a dénoncé la propagande de l’EI. Outre le Britannique John Cantlie, forcé de jouer au journaliste dans plusieurs vidéos de l’EI, Kayla Mueller serait le dernier otage occidental aux mains du groupe.