Ce matin, le site internet du Monde rapportait qu’un sous-marin de poche aurait été envoyé hier lundi par l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) à la poursuite de signaux très faibles, captés par la marine française, et qui pourraient provenir des boîtes noires de l’Airbus A330 d’Air France disparu le 1er juin dans l’Atlantique sud.

Cette information a été démentie par le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), cité par l’AFP. «A ce jour, les enregistreurs de vol n’ont pas été localisés», a affirmé une porte-parole. «Ce n’est pas la première fois qu’on entend des bruits. Tous ces bruits, on va les vérifier. Les travaux de recherche continuent», a indiqué la porte-parole du BEA. «Repérer les boîtes noires signifie les localiser», or elles ne le sont pas, a-t-elle souligné.

Le directeur du BEA interrogé par la radio RTL a confirmé qu’il y avait eu effectivement des signaux captés, rappelant que ce n’était pas la première fois, qu’il ne s’agissait pas forcément de ceux des balises et que les vérifications avaient commencé.

L’organisme chargé de mener les enquêtes techniques pour déterminer les causes de l’accident d’avion publiera «dans le courant de la semaine prochaine un premier rapport d’étapes», a-t-il rappelé.

Interrogé par l’AFP, le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l’état-major des armées, dit n’avoir «aucune confirmation pour le moment» quant à la localisation des boîtes noires.

Contacté par Europe 1, Philippe Guillemet, commandant du navire «Pourquoi pas» qui participe aux recherches, a quant à lui démenti formellement l’information selon laquelle les boîtes noires auraient été repérées.