«Nous sommes au courant des informations de presse» rapportant la mort de Khamis, 28 ans, le plus jeune des sept fils du «Guide» libyen, a déclaré à l’AFP un responsable de l’Alliance atlantique.

«L’OTAN a frappé un dépôt de munitions jeudi à 20h15 locales à Zliten (150 kilomètres à l’est de Tripoli) et un bâtiment de la police militaire dans une zone de combat proche de la ville à 22h45», a précisé ce responsable s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Khamis Kadhafi, l’un des fils du général Mouammar Kadhafi, figure parmi 32 personnes tuées dans un raid de l’Alliance atlantique dans la nuit de jeudi à vendredi, avait indiqué vendredi matin Mohammed Zawawi, un porte-parole des rebelles, affirmant avoir obtenu ces informations grâce à des opérations d’espionnage menées dans les rangs des pro-Kadhafi.

«Pendant la nuit, un avion de l’OTAN a mené une attaque sur le centre de commandement des forces kadhafistes. Trente-deux de ses hommes ont été tués et l’un d’entre eux est Khamis», avait affirmé M. Zawawi.

Ni l’agence de presse libyenne Jana, ni l’Alliance atlantique n’a confirmé pour le moment la mort de Khamis Kadhafi. «L’OTAN ne cible pas des individus en particulier et nous prenons très au sérieux toutes les allégations concernant des pertes civiles. Nous examinons celles-ci comme nous le faisons toujours», a-t-il expliqué.

Officier de carrière, diplômé de l’académie militaire et de l’école de guerre russe, Khamis Kadhafi commandait l’une des brigades réputées les plus efficaces des forces fidèles au dirigeant libyen, connue sous le nom de «Brigade Khamis».

Il dirigerait les opérations sur ce front de Zliten, position la plus avancée des rebelles dans l’est, après le port stratégique de Misrata.

Ce n’est pas la première fois que le décès de Khamis Kadhafi est annoncé depuis le début de la guerre civile en Libye.

Le 20 mars 2011, le média Al Manara avait annoncé son décès suite à une blessure reçue lors d’un crash d’avion, sans que son décès ne soit confirmé.

Le 9 juin, des militaires capturés à Misrata indiquent que Khamis dirigeait des troupes dans le secteur de Zliten, selon le Washington Post.