«Il y aura une consultation mais elle ne sera pas fondée sur le décret» que j’avais signé pour organiser le référendum, a-t-il déclaré en admettant des divisions au sein du camp indépendantiste sur cette question. «L’Etat espagnol reste l’adversaire», a-t-il assuré, semblant sourd aux appels au dialogue «dans le respect de la loi» lancés récemment par le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy. «Les gens pourront déposer leur vote dans des urnes et l’effet sera exactement le même», a-t-il encore dit, tout en admettant que le «consensus était fissuré» entre les partis favorables à l’indépendance, car certains voulaient aller de l’avant en violant la loi pour organiser ce référendum.

Artur Mas, un nationaliste conservateur qui s’est allié à la gauche indépendantiste sur cette question, a estimé que face à une «grande vague, il est préférable de plonger pour ensuite ressortir» plutôt que de «se laisser emporter». Il s’est dit favorable à l’organisation ultérieure d’élections en Catalogne auxquelles l’ensemble des partis favorables à l’indépendance se présenteraient avec une liste et une plateforme communes: l’indépendance. Ces élections, a-t-il dit, auraient alors le même effet qu’un référendum. «Ceci n’est pas la fin. La fin serait d’organiser des élections de type plébiscitaire», a-t-il dit.