Les sauveteurs étaient toujours mobilisés lundi dans le sud-ouest du Japon, fouillant des habitations ravagées par des inondations et des glissements de terrain. Le bilan de 36 morts risque encore de s'alourdir, de nouvelles pluies diluviennes étant annoncées.

Des pluies records sont tombées tôt samedi matin dans la région de Kumamoto, sur l'île de Kyushu, faisant déborder les rivières et inondant les zones à faible altitude.

Le décès de dix-neuf d'entre elles a été confirmé, tandis que 17 autres ont été trouvées en «arrêt cardio-respiratoire», ont annoncé des responsables locaux. Ce terme est utilisé au Japon avant le constat officiel du décès par un médecin.

Lire aussi l'article du 4 juillet 2019: Le Japon menacé par des pluies torrentielles

«Les sauveteurs poursuivent sans relâche leurs recherches ce matin», a déclaré un porte-parole de la région de Kumamoto. Onze personnes sont toujours portées disparues. Bien que les pluies aient baissé en intensité, routes et ponts ont été emportés par les inondations.

Des centaines de milliers d'habitants appelés à évacuer

Dans une maison de retraite, quatorze personnes sont présumées mortes noyées en raison de l'inondation du rez-de-chaussée par une rivière en crue, ayant empêché les résidents en fauteuil roulant de se réfugier dans les étages supérieurs. Les services d'urgence ainsi que des riverains sont parvenus à secourir une cinquantaine de résidents et d'employés de la maison de retraite avec des canots de sauvetage.

Des pluies torrentielles doivent continuer à frapper la région, où jusqu'à 250 mm de précipitations sont attendus jusqu'à mardi matin. L'agence météorologique japonaise a appelé des centaines de milliers d'habitants de Kumamoto et de la région voisine de Kagoshima à évacuer leurs logements.

Quelque 4640 foyers dans la région de Kumamoto étaient toujours privés d'électricité lundi matin, selon la compagnie Kyushu Electric Power. Le premier ministre Shinzo Abe avait annoncé dimanche que 40 000 policiers, pompiers, gardes-côtes et membres des forces d'autodéfense japonaises devaient participer toute la nuit aux recherches.