Des inondations, provoquées par de fortes pluies, touchent le sud et le centre du Tchad depuis plusieurs semaines. Prévenant du «risque de débordement généralisé (...) si la montée reste constante au cours de la semaine», le président Mahamat Déby Itno a décrété, mercredi, un «état d'urgence» pour «mieux contenir et gérer» cette situation de catastrophe naturelle.

Les inondations ont touché «636 localités dans 18 des 23 provinces du pays», a déclaré Mahamat Déby lors d'une allocution à la télévision, ajoutant que les eaux «ont englouti plus de 465 000 hectares de champs et 19 000 têtes de bétail».

Les provinces les plus touchées sont le Mayo Kebbi Est, le Logone Occidental, la Tandjilé, le Moyen Chari et le Mandoul. «Les zones le plus exposées sont la ville de N'Djamena et ses environs», a-t-il expliqué, jugeant la situation «de plus en plus préoccupante».

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Pas de morts, mais plus d'un million de personnes affectées

«Nous devons fournir des abris, des produits de première nécessité et une protection sanitaire», a déclaré Mahamat Déby, sans donner plus de détails. «Nous devons remercier le Tout Puissant qui nous a épargné jusqu'aujourd'hui des pertes en vie humaines.»

Selon un bilan provisoire du bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) au Tchad «près de 1 001 791 personnes ont été affectées» par ces inondations au 13 octobre.

Le président a enfin appelé «les pays amis» et ses «partenaires techniques et financiers à soutenir les efforts du Gouvernement».

En 2021, les Nations unies estimaient que près de 5,5 millions de Tchadiens, soit plus du tiers de la population de ce pays enclavé d'Afrique centrale, avaient besoin d'une «aide humanitaire d'urgence».

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