Après l’annonce de la suppression de 8000 emplois chez PSA et la chute continue des ventes de voitures en France, l’ensemble de la filière automobile est extrêmement inquiète. Selon les estimations, chaque poste dans une usine donne en effet du travail à deux ou trois salariés chez les sous-traitants fabriquant les composants des véhicules.

Les postes biffés chez Peugeot Citroën provoqueront également un «tsunami» pour les métiers de l’ingénierie, du conseil et de l’informatique, estime le syndicat des cadres Fieci/CFE-CGC.

30 millions de pertes

Chez les sous-traitants, l’hécatombe a commencé. Mardi, l’usine TRW, qui fabrique des composants de trains et de suspensions dans les Vosges, s’est déclarée en cessation de paiement. Elle va demander à être placée en redressement judiciaire. Interrogé par l’AFP, son patron a fait état de 30 millions de pertes cumulées depuis trois ans – des difficultés antérieures à l’annonce de PSA. La recherche d’un repreneur a démarré; 313 salariés sont concernés.

Récemment, un autre sous-traitant, Cimest, a aussi parlé de fermeture dans la même vallée, menacée de «mort économique», selon les syndicats.

Le plan gouvernemental pour la filière devrait également traiter des sous-traitants dont la situation «préoccupe» fortement Arnaud Montebourg.