A la fin de cet article, retrouvez un court entretien avec Mohammad-Reza Djalili, professeur honoraire d’histoire internationale au Graduate Institute à Genève.


«Honte à ces dirigeants, qui tuent leur propre peuple.» «Vous ne méritez aucun respect, vous tuez des Iraniens.» «Démission du chef des forces armées»… Les slogans des défilés de ce samedi et ce dimanche, organisés par des étudiants de plusieurs universités du pays, principalement à Téhéran mais aussi à Ispahan ou Rasht, dans le nord-ouest, étaient sans équivoque: la jeunesse éduquée iranienne est folle de rage et de chagrin, et derrière elle, tous ceux qui ne supportent pas les mensonges que les autorités leur ont servis pendant trois jours.

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