«Liberté». Elle répète ce mot à l’envi. Chaque jour. A chaque passage télévisé, chaque interview, chaque discours électoral. «Libertad», c’est le mantra d’Isabel Diaz Ayuso, 42 ans, la favorite des législatives anticipées de la région de Madrid qui se tiennent ce mardi. Liberté d’entreprendre avec le moins possible de taxes, liberté de placer ses enfants dans le collège de son choix, liberté de faire la fête, aussi, même en pleine pandémie et même si la capitale accapare à elle seule 35% des décès de Covid-19. «Liberté sans contrainte aucune», résume-t-elle elle-même. Un credo libéral qui l’identifie depuis son irruption en août 2019 à la tête de la Communauté de Madrid et de ses 6,6 millions d’habitants, la plus riche et influente des 17 régions du pays. Alors que le FMI recommande ces jours d’augmenter l’imposition des riches, la candidate conservatrice, elle, a promis à la veille de ce scrutin de la réduire davantage encore.

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