Le président du parlement israélien (Knesset), Yuli Edelstein, a annoncé mercredi sa démission, afin d’éviter de devoir se plier à un ordre de la Cour suprême lui enjoignant d’organiser l’élection d’un successeur. «Je démissionne de mon poste de président de la Knesset», a déclaré Yuli Edelstein, membre du parti de droite Likoud du premier ministre sortant Benyamin Netanyahou, dans une adresse aux parlementaires.

Cette décision pourrait ouvrir la voie à l’élection d’un président du parlement issu des rangs du parti centriste «Bleu-blanc» de Benny Gantz, le grand rival de Benyamin Netanyahou.

Paysage politique morcelé

La démission de Yuli Edelstein intervient sur fond de grave crise politique en Israël, dirigé depuis un an par un gouvernement intérimaire, trois élections n’ayant pas permis d’aboutir à la formation d’un nouveau cabinet.

Au terme des législatives du 2 mars, c’est Benny Gantz, fort de l’appui de 61 députés contre 58 pour Benyamin Netanyahou, qui a été désigné pour mettre sur pied une nouvelle équipe gouvernementale. Mais avec un paysage politique morcelé, il n’est pas certain qu’il parvienne à former une coalition stable.

Pays dans l’impasse

Motivant sa décision par la nécessité de sortir le pays de l’impasse, la Cour suprême avait ordonné lundi l’organisation d’un vote pour élire un nouveau président du parlement, comme voulu par une majorité de députés issus du bloc de centre gauche mené par Benny Gantz.

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Les juges avaient auparavant formulé un avis non contraignant, que Yuli Edelstein avait refusé de suivre, jugeant qu’il s’agissait d’un «ultimatum» et qu’il n’appartenait pas à la Cour de déterminer l’ordre du jour du parlement. «La décision de la Cour suprême porte atteinte aux travaux de la Knesset», a-t-il affirmé mercredi.