L’antécédent a été lourd de conséquences: il y a plus d’une décennie, en mars 2010, le vice-président américain de l’époque, Joe Biden, recevait une gifle en plein visage. L’administration de Barack Obama avait bataillé durant des mois pour qu’Israël accepte de geler la colonisation de la Cisjordanie palestinienne, et reprendre ainsi un «processus de paix» déjà moribond. Or, arrivé en Israël pour conclure l’accord, Biden était accueilli par l’annonce que 1600 nouveaux logements allaient être construits dans une colonie israélienne. Les relations entre l’administration Obama et Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien d’alors, ne s’en étaient jamais remises.