C’est une tradition. A l’annonce du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas jeudi soir, tout le monde a couru aux abris. Jusqu’à son entrée en vigueur à 2h du matin, des salves de roquettes sont tombées sur Sdérot, dans le sud d’Israël, tirées depuis Gaza par le Hamas. Une sorte de baroud d’honneur à cette mini-guerre qui aura duré onze jours et coûté la vie à 13 Israéliens et 213 Palestiniens. Au même moment, les chasseurs israéliens tentaient d’atteindre leurs derniers objectifs dans l’enclave palestinienne. Et puis ce fut le silence.

Au réveil, l’heure n’était plus à l’union nationale qui prévaut en temps de guerre. Yaïr Lapid, le chef centriste de l’opposition, chargé actuellement de former un gouvernement après l’échec du premier ministre actuel, Benyamin Netanyahou, a résumé l’état d’esprit du pays quelques heures après le cessez-le-feu: «L’armée a atteint les objectifs fixés. Mais le gouvernement, lui, a échoué.»