Rephael Germon n’a pas 30 ans et il a déjà vécu trois vies. Dans la première, il était un Juif ultraorthodoxe. Dans la deuxième, un parachutiste de l’armée israélienne. Dans la troisième, il est un lobbyiste branché de Tel-Aviv. Rien dans sa joyeuse aisance ne laisse soupçonner qu’il fut l’étudiant zélé d’une yeshiva, une école religieuse pour garçons: Rephael incarne triomphalement la transition vers le monde non religieux dans laquelle il guide ses coreligionnaires. «C’est un chemin ardu: il y a les pressions de la famille, l’inadaptation au monde moderne… Ceux qui partent sont très motivés», dit le jeune homme.

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