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Vote pour le programme sur un stand de la Lega, 20 mai 2018.
© MIGUEL MEDINA

gouvernement

En Italie, la Ligue annonce un accord sur le futur premier ministre

Matteo Salvini, à la tête de la Ligue, indique avoir trouvé un nom, sans le rendre public, pour le futur chef du gouvernement, avec le Mouvement 5 étoiles. Ce ne sera ni lui, ni Luigi Di Maio

Le patron de la Ligue (d'obédience d'extrême droite), Matteo Salvini, a annoncé dimanche un accord sur la composition du prochain gouvernement italien avec le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), qui sera soumise lundi au président Sergio Mattarella.

«Nous nous sommes mis d'accord sur le chef et les ministres du gouvernement et nous espérons que personne ne mettra de veto sur un choix qui représente la volonté de la majorité des Italiens», a annoncé Matteo Salvini, en précisant que ni lui ni Luigi Di Maio, chef de file du M5S, ne serait premier ministre.

Notre éditorial du lundi 14 mai:  En Italie, l’attelage mal assorti des populistes

 

La presse pariait sur Giuseppe Conte, 54 ans, un juriste qui enseigne le droit privé à Florence et à Rome, spécialiste de la justice administrative. Quasi inconnu en Italie, il a un curriculum vitae à rallonges après être passé par de prestigieuses universités étrangères (Yale, Cambridge, La Sorbonne).

Le nom d'Andrea Roventini, 41 ans, un jeune économiste enseignant à l'université de Pise, était également cité. Tout comme celui de Paolo Savona, 81 ans, ministre de l'Industrie en 1993-1994 et qui s'est toujours opposé au traité de Maastricht, présenté dans le programme commun comme le début de la dérive de l'Union européenne.

Berlusconi tente un retour

Il n'a pas la moindre chance, mais le chef de Forza Italia, Silvio Berlusconi (droite), désormais très fâché avec Matteo Salvini, son allié des législatives, s'est proposé pour revenir aux manettes. Le vieux milliardaire qui vient de retrouver son éligibilité a en effet plutôt mal pris les pans du programme commun sur la justice et les conflits d'intérêt.

«Salvini n'a jamais parlé au nom de la coalition, mais seulement en son propre nom et au nom de la Ligue», a-t-il dit vendredi soir en promettant une «opposition raisonnable et critique» et en se proposant, si Matteo Salvini se résolvait à lâcher le M5S, pour diriger le gouvernement. Mais la Constitution italienne est claire: c'est le président de la République, Sergio Mattarella, qui a seul le pouvoir de désigner le prochain chef du gouvernement puis, sur proposition de ce dernier, de nommer ses ministres.

En finir avec les diktats de Bruxelles

La Ligue et le M5S ont dévoilé vendredi un «contrat de gouvernement» qui tourne le dos à l'austérité et aux «diktats» de Bruxelles et promet la plus grande fermeté contre la corruption, toutes les formes de délinquance et l'immigration.

Lire aussi: L’Italie, chaise vide à Bruxelles

Mais le mystère sur le profil et le nom du prochain président du Conseil pourrait ne pas être levé avant lundi après-midi.

Les deux dirigeants populistes se sont rencontrés dimanche à Rome durant deux heures, loin des médias.

A la Ligue l'Intérieur, au M5S, le Travail ou l'Economie

Selon la presse, ils devraient tous deux avoir un ministère: l'Intérieur pour Matteo Salvini, le Travail ou le Développement économique pour Luigi Di Maio.

Invités vendredi à voter sur la plate-forme internet du M5S, les militants de cette formation créée en 2009 par le comique Beppe Grillo ont approuvé le programme «à plus de 94%» selon le parti.

La Ligue, un ancien parti sécessionniste devenu souverainiste, a pour sa part invité ses sympathisants à se prononcer samedi et dimanche sur un millier de stands dans toute l'Italie. Les résultats du vote seront annoncés en début de soirée.

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