Crise

En Italie, un gouvernement de transition en attendant les élections anticipées

Alors que la crise politique paralyse le pays, le président Sergio Mattarella a assuré que des élections anticipées se dérouleraient en Italie au plus tard «début 2019». L'ex-responsable du FMI Carlo Cottarelli a été chargé de former un gouvernement de transition

Carlo Cottarelli a été chargé lundi par le président italien Sergio Mattarella de former un gouvernement de transition. Il a assuré lundi que des élections anticipées se dérouleraient en Italie au plus tard «début 2019», mais sans doute à l’automne.

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«Je me présenterai au Parlement avec un programme qui, si j’obtiens la confiance, inclura le vote du budget 2019. Ensuite, le Parlement sera dissous, avec des élections début 2019», mais sans la confiance, les élections se dérouleront «après le mois d’août», a-t-il dit à la presse à l’issue de son entretien avec Sergio Mattarella.

En l’état actuel des choses, il est très difficile que Sergio Cottarelli obtienne la confiance du Parlement, où la seule force ayant annoncé son soutien à ce gouvernement est le Parti démocrate (PD, centre gauche).

«Je m’engage à ne pas être candidat aux élections»

«Si je n’obtiens pas la confiance, le gouvernement démissionnera immédiatement et sa mission principale sera de gérer les affaires courantes et d’accompagner le pays vers des élections après le mois d’août», vraisemblablement en septembre ou en octobre, a précisé Sergio Cottarelli.

«Je voudrais souligner que le gouvernement resterait alors neutre (...). Je m’engage à ne pas être candidat aux prochaines élections et je demanderai le même engagement à tous les membres du gouvernement», a-t-il ajouté. Il a assuré qu’il présenterait son équipe gouvernementale «très rapidement».

Carlo Cottarelli, ancien responsable du Fonds monétaire international (FMI), a assuré que la situation des comptes publics était actuellement «sous contrôle» et en a promis «une gestion vigoureuse». L’approche de son gouvernement sera résolument européenne, a-t-il également expliqué.

«Un dialogue avec l’Europe pour défendre nos intérêts est essentiel. Nous pouvons faire mieux qu’avant. Mais cela doit être un dialogue constructif dans la pleine reconnaissance que, comme pays fondateur de l’Union européenne, notre rôle dans l’union reste essentiel, de même que la poursuite de notre participation à l’eurozone», a-t-il déclaré.

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