L’escalade autoritaire est-elle en marche au Brésil, troisième démocratie la plus peuplée du monde? On peut le croire, à entendre Jair Bolsonaro haranguer les foules qui ont répondu à son appel mardi 7 septembre. Devant ses partisans, il a menacé de ne plus respecter les décisions de la Cour suprême, qui resserre l’étau sur les réseaux bolsonaristes de fake news. Le président s’en est pris également à la justice électorale et à son système de vote par urne électronique «qui n’est pas fiable». Le tout avant de répéter que seule la mort pourrait l’arracher au pouvoir.