A l’heure où le Congrès américain débat de la nécessité ou non de prolonger l’assurance-chômage pour les sans-emploi de longue durée (plus de 27 semaines sans travail), de la nécessité de réduire de façon draconienne les montants alloués aux bons alimentaires (food stamps) dont dépendent des dizaines de millions d’Américains ainsi que du salaire minimum fédéral qui ne dépasse pas 7,25 dollars de l’heure, le Center for Responsive Politics a publié sa dernière étude sur la fortune des élus du Capitole. Il en ressort que sur 534 membres du Congrès, 268 affichent une fortune personnelle de plus d’un million de dollars. Par les temps qui courent, il fait bon être un élu au Capitole. L’an dernier, ils n’étaient que 257 à pouvoir se targuer d’être millionnaires.

Etre millionnaire au Capitole n’est pas l’apanage des républicains. Loin s’en faut. Le revenu médian des démocrates est légèrement plus élevé (1,04 contre 1 million) que celui des républicains. La fortune médiane des membres de la Chambre des représentants est de 896 000 dollars alors que la fortune médiane des membres du Sénat est de 2,7 millions.

Il fut un temps où c’était John Kerry, actuellement secrétaire d’Etat, le sénateur le plus riche, avec 248 millions de dollars (2011). Aujourd’hui, c’est le républicain de Californie Darrell Issa qui l’a remplacé en tête de liste, avec sa fortune nette de 464 millions de dollars en 2012. Le sénateur le moins riche est aussi un républicain de Californie, David Valadao qui affiche une dette de 12,1 millions de dollars. Il a toutefois amélioré son statut, car sa dette contractée par le biais d’emprunts pour financer sa ferme, s’élevait à 19 millions un an plus tôt.

Les membres du Congrès ont investi les plus grandes sommes, par ordre décroissant, dans General Electric, Wells Fargo, Microsoft et Procter & Gamble.