La fin du libéralisme?

James Traub: «Le nouvel ordre mondial de 1989 est un souvenir douloureux»

James Traub est l’un des plus grands spécialistes américains du libéralisme. Dans son dernier livre, il s’interroge sur l’avenir de ce modèle, aujourd’hui défié de l’extérieur comme de l’intérieur. Son analyse

Le 9 novembre 1989, la chute du mur de Berlin signe la défaite du communisme. Ne reste que le libéralisme triomphant. Trente ans plus tard, celui-ci fait face à une crise existentielle qui se manifeste par les inégalités, les populismes et le défi climatique.

Peut-on sauver le libéralisme? C’est le thème d’une série d’articles que nous proposons ces prochains jours.

Journaliste et écrivain, le New-Yorkais James Traub vient de publier un essai sur le libéralisme intitulé What Was Liberalism? The Past, Present, and Promise of a Noble Idea. Il remonte aux origines de ce modèle, détaille les raisons de la crise, avec la montée en flèche de dirigeants populistes et de régimes autoritaires, et plaide pour un renouveau libéral. Après avoir passé quarante ans à travailler pour de prestigieuses publications comme le New York Times Magazine ou le New Yorker, James Traub enseigne à l’Université de New York (NYU), ainsi que sur le campus d’Abu Dhabi de la NYU. Alors, le libéralisme est-il vraiment en train de mourir?

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