Ravivant la mémoire d'inondations meurtrières, il y a tout juste un an, les autorités locales japonaises ont demandé à 1,1 million de résidents des provinces de Kagoshima et Miyazaki (région de Kyushu, sud-ouest) de quitter leur domicile en raison de fortes pluies. Mais seulement une minorité, surtout des personnes âgées, avaient rejoint des refuges jeudi matin dans la préfecture de Kagoshima. Bien qu'il s'agisse d'ordres d'évacuation - l'avertissement le plus élevé que peuvent émettre les autorités - ils ne sont pas contraignants, et sont souvent ignorés par les habitants.

L'agence de météorologie nationale s'était montrée alarmiste mercredi. «Si les averses torrentielles se poursuivent pendant plusieurs heures, nous risquons de devoir émettre notre niveau d'alerte maximum», signalant qu'une catastrophe est imminente, a averti un responsable de l'agence, Ryuta Kurora. «Ce serait alors trop tard pour évacuer. Evacuez sans attendre», a-t-il insisté.

Le gouverneur de Kagoshima, Satoshi Mitazono, a lui aussi évoqué une situation «extrêmement dangereuse». «Un désastre majeur pourrait survenir n'importe où, n'importe quand», a-t-il affirmé, disant avoir demandé l'aide des forces d'autodéfense (nom de l'armée japonaise).

Un mort et plusieurs blessés

Des inondations et glissements de terrain ont déjà eu lieu dans certaines zones, emportant des voitures et engloutissant une maison, a rapporté la chaîne publique japonaise NHK. Depuis le début de ces fortes pluies fin juin, une personne a trouvé la mort et plusieurs autres ont été blessées. Les intempéries se déplaçaient jeudi et devaient toucher le centre et l'est du Japon dans les jours à venir. 

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Dans le sud de Kyushu, les transports ferroviaires étaient perturbés, en particulier le trafic du train à grande vitesse Shinkansen et plus de 150 écoles ont dû annuler les cours, d'après l'agence de presse Kyodo.

Début juillet 2018, plus de 200 personnes avaient péri dans des inondations de l'ouest du Japon, alors que les instructions d'évacuer avaient été émises trop tardivement et souvent pas respectées. Des quartiers entiers avaient disparu sous des coulées de boues ou submergés par les eaux.