Qui l’aurait cru le 3 juillet 2020? Lorsque Emmanuel Macron nomme, ce jour-là, à la tête du gouvernement français un haut fonctionnaire inconnu au passé sarkozyste, la plupart des observateurs y voient d’abord la preuve de la verticalité présidentielle version «Jupiter». «Le mandat était clair: ne surtout pas faire de concurrence au chef de l’Etat dans les médias, et surtout, au sein de l’administration. Jean Castex le savait. Et il l’a rempli», juge un des proches du premier ministre sortant, dont le sort politique est aujourd’hui une question de jours.