L’Union européenne (UE) de 2019 est-elle plus forte qu’en 2014? Pour le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, la réponse est oui et l’action de son équipe n’y est pas étrangère. Arrivé en novembre 2014 à la tête d’une institution imprégnée de la marque du Portugais José Manuel Barroso, d’abord ultralibérale puis obligée de réglementer les services financiers, le Luxembourgeois avait dit qu’il devrait lui donner une «dernière chance», en lui permettant de retrouver la confiance des citoyens et de consolider le projet européen sous peine de le voir éclater.

Cinq ans plus tard, le Brexit, la crise migratoire et la crise des «valeurs» avec les pays d’Europe centrale sont passés par là. Les problèmes d’Etat de droit, le recul ici et là de la lutte contre la corruption et, d’une manière générale, la défiance des citoyens vis-à-vis de la politique ont pris de l’ampleur.