«Négociez avec moi, concluez avec moi, parce que d'ici une année je ne serai plus là et vous allez voir», a déclaré M. Juncker sur la RTS. Après son départ, «ça pourrait être franchement mauvais» pour la Suisse, a-t-il averti. Il ne désespère pas de trouver un accord avec ses "amis suisses", mais il veut un "accord d'ensemble" et rejette l'idée d'un accord par étapes.

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Du côté suisse, il reste toutefois des questions à résoudre avant de conclure un accord institutionnel avec l'UE, «notamment sur la libre circulation des personnes et les mesures d'accompagnement», rappelait mercredi le président de la Confédération Alain Berset, lors d'une rencontre avec le président français Emmanuel Macron à l'Elysée.

Mais la date butoir du Brexit approche et «le temps presse parce que nous sommes en train de négocier avec le Royaume-Uni», a rappelé le président de la Commission européenne. Il ne veut pas que les deux négociations n'empiètent l'une sur l'autre. M. Juncker s'exprimait au lendemain de son dernier discours sur l'état de l'UE à Strasbourg, où il a plaidé pour une Europe plus forte.