UE

Pour Jean-Claude Juncker, Londres «ne peut pas être dans certaines parties du marché unique»

Le président de la Commission européenne a tenu ce mercredi matin son ultime discours sur l'état de l'UE. Il met en garde le Royaume-Uni en vue du Brexit, et courtise l'Afrique

Le Royaume-Uni ne peut pas être dans «certaines parties» seulement du marché unique après son départ de l'Union européenne en 2019, a affirmé mercredi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker devant le Parlement européen.

«Le gouvernement britannique doit comprendre que quelqu'un qui quitte l'Union ne saurait avoir la même position privilégiée qu'un Etat membre. Si on quitte l'Union, on ne fait évidemment pas partie de notre marché unique et certainement pas de certaines de ses parties», a déclaré Jean-Claude Juncker dans son dernier discours sur l'état de l'UE à Strasbourg.

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Une «nouvelle alliance» avec l'Afrique

Par ailleurs, Jean-Claude Juncker propose de bâtir «une nouvelle alliance», «un nouveau partenariat» entre l'UE et le continent africain. «La Commission propose aujourd'hui une nouvelle alliance pour des investissements et des emplois durables», a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg.

Un nouveau partenariat économique entre les deux continents «permettrait à créer jusqu'à 10 millions d'emplois en Afrique dans les cinq prochaines années», a-t-il souligné. «36% du commerce de l'Afrique se fait d'ores et déjà avec l'UE, mais les échanges commerciaux entre nous ne sont pas suffisants», a-t-il estimé.

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«Faire évoluer» les accords commerciaux avec le continent

«Je suis convaincu que nous devons faire évoluer les nombreux accords commerciaux entre les pays africains et l'UE vers un accord de libre échange de continent à continent, un partenariat économique entre partenaires égaux», a ajouté le chef de l'exécutif européen.

Il faut selon lui «arrêter d'envisager» les relations de l'UE avec l'Afrique «dans la seule perspective de l'aide au développement». «L'Afrique n'a pas besoin de charité, elle a besoin d'un partenariat équilibré», a-t-il insisté.

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