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Jeremy Corbyn: «Le référendum a eu lieu voici dix-huit mois. Je suis étonné que le gouvernement ait attendu jusqu’à aujourd’hui pour trouver un accord sur les résidents européens au Royaume-Uni.»
© PIERRE ALBOUY / Reuters

Interview

Jeremy Corbyn: «Downing Street n'aurait jamais dû menacer de refuser tout accord avec l'UE»

Récipiendaire du Prix Sean MacBride décerné vendredi au Palais Eynard à Genève, le leader du Parti travailliste britannique a reçu «Le Temps». Il dénonce l’attentisme du gouvernement de Theresa May

«Monsieur le Maire, merci beaucoup pour votre maison. Elle est très jolie.» Récipiendaire du Prix Sean MacBride, du nom d’un des pères fondateurs d’Amnesty International, Jeremy Corbyn, président du Parti travailliste britannique, a reçu sa récompense avec humour sous les lustres du Palais Eynard à Genève. Le prix, décerné par le Bureau international de la paix, rend hommage à Jeremy Corbyn, dont la lutte pour le désarmement fait partie de l’ADN familial. Mais aussi à une figure politique qui a promis de créer un Ministère de la paix une fois au 10, Downing Street.

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C’est pourtant sur le Brexit qu’on attendait la première réaction du leader travailliste aux progrès accomplis à Bruxelles aujourd’hui. Il reçoit Le Temps dans un salon feutré du Palais Eynard: «Le référendum a eu lieu voici dix-huit mois. Je suis étonné que le gouvernement ait attendu jusqu’à aujourd’hui pour trouver un accord sur les résidents européens au Royaume-Uni. Or, vu l’incertitude créée, des familles avec enfants ont vécu cette période dans un stress considérable.»

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Pour une zone de libre-échange

Sur la question de la frontière entre les deux Irlandes, Jeremy Corbyn approuve le fait qu’il n’y aura pas de retour à une frontière rigide. «Il faudra toutefois voir cet accord dans ses détails à long terme. Une chose est sûre: nous continuerons de soutenir pleinement les accords de Belfast (Vendredi-Saint).» Il ne ménage toutefois pas ses critiques à l’encontre de la première ministre, Theresa May: «Si c’était nous qui avions traité avec Bruxelles, nous n’aurions jamais menacé de ne pas signer le moindre accord.» Le leader travailliste a beau être à gauche de l’échiquier politique, il confie au Temps: «Nous continuerons de plaider pour une zone de libre-échange avec l’UE. Nous devons reconnaître l’interdépendance de l’industrie européenne et britannique.»

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Enlevant sa cravate rouge vif, Jeremy Corbyn décoche une flèche à ses adversaires politiques: «Les conservateurs militent pour une société avec des impôts minimaux. Ce faisant, ils vont détruire des emplois et diviser la société. C’est un mauvais choix. Or nous devons investir massivement et introduire davantage de régulation.»

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