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Jeremy Corbyn réélu à la tête du parti travailliste anglais

Le président sortant du parti a obtenu un score confortable face à son concurrent

Jeremy Corbyn a été largement réélu à la tête du parti travailliste en Grande-Bretagne, selon les résultats officiels publiés samedi à Liverpool. Issu de l'aile gauche du Labour, le dirigeant a obtenu 61,8% des voix face à son adversaire Owen Smith.

Une défiance de la direction du parti

Jeremy Corbyn a triomphé malgré la défiance de l'appareil du principal parti d'opposition britannique. Le Parti travailliste est dans la tourmente depuis le référendum du 23 juin sur l'Union européenne, remporté par les partisans du Brexit alors que le Labour avait fait campagne pour le maintien dans l'UE.

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Les membres du mouvement devaient choisir entre le maintien de Jeremy Corbyn et son remplacement par le député Owen Smith, soutenu par une majorité de parlementaires.

Ce succès devrait se traduire par une inflexion à gauche des orientations politiques du Labour. Une partie des travaillistes considèrent cette option comme un handicap pour la reconquête du pouvoir. Les frondeurs font valoir que cette orientation stratégique va laisser le champ libre aux Conservateurs de la Première ministre Theresa May pour négocier le divorce entre Londres et Bruxelles.

Appel à un «réel changement»

Corbyn a obtenu un soutien plus large que lors de son élection à la tête du parti l'an passé. Il a appelé les parlementaires et les militants à collaborer ensemble afin d'apporter un «réel changement» face à la politique des conservateurs.

«Les élections sont passionnées et souvent une question partisane. Des choses sont dites dans le feu du débat que parfois on regrette plus tard», a déclaré Jeremy Corbyn lors de la conférence annuelle du Labour à Liverpool. «Mais souvenez-vous que nous avons plus de choses en commun que de choses qui nous divisent au sein de notre parti», a-t-il poursuivi.

«Remettons les compteurs à zéro et poursuivons ensemble le travail que nous devons accomplir en tant que parti», a-t-il dit, optant pour un ton conciliant destiné à apaiser les tensions et divergences entre l'aile gauche et l'aile droite du parti.

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