A Genève, l’avènement du Forum de Paris sur la paix en 2018 a suscité une double réaction: de l’enthousiasme pour un thème qui est largement débattu au bout du Léman, mais aussi de l’inquiétude de voir la Cité de Calvin concurrencée sur son terrain de prédilection. L’inquiétude s’est renforcée, comme l’avait révélé il y a quelques mois le Geneva Observer, à la suite de l’adoption par la France d’une loi visant à attirer davantage d’organisations internationales sur son sol. Ambassadeur de France auprès des Nations unies à Genève depuis le 1er septembre, Jérôme Bonnafont coupe court aux rumeurs de concurrence et parle de l’axe Paris-Genève pour donner une nouvelle vigueur au multilatéralisme.