Le président américain Joe Biden et la chancelière allemande Angela Merkel se sont mis d'accord lors d'un entretien téléphonique, mercredi, pour demander à la Russie de réduire ses troupes à la frontière ukrainienne, alors que la situation sur le terrain s'envenime.

Les deux dirigeants veulent demander à la Russie «de réduire ses récents renforcements de troupes» à la frontière orientale de l'Ukraine, afin de permettre «une désescalade» de la situation, a indiqué le porte-parole d'Angela Merkel dans un communiqué.

A lire: Biden et les Occidentaux mettent en garde Poutine sur l'Ukraine

Dans la matinée, la ministre de la Défense allemande Annegret Kramp-Karrenbauer avait accusé la Russie de «provocation» dans le dossier ukrainien et indiqué que le dossier était suivi «avec inquiétude». «Nous allons tout entreprendre pour que les choses ne dégénèrent pas», avait-elle ajouté en saluant Kiev pour sa réaction jusqu'ici «mesurée».

Un sujet évoqué par les membres de l'OTAN

Moscou a massé des dizaines de milliers de soldats aux frontières de cette ex-république soviétique qui ambitionne de rejoindre l'OTAN. Parallèlement, les violences ont repris depuis le début de l'année dans le conflit dans l'Est de l'Ukraine entre forces de Kiev et séparatistes prorusses.

Les ministres de la Défense des trente pays membres de l'OTAN ont évoqué mercredi lors d'une réunion en visioconférence autour du chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, venu spécialement au siège de l'Alliance à Bruxelles, le sujet des tensions avec la Russie en Ukraine. Le président Biden a d'ailleurs proposé mardi à son homologue russe Vladimir Poutine un sommet dans un pays tiers «dans un avenir proche».

Lire également: En Ukraine, la guerre de sept ans aura-t-elle lieu?

Les relations entre Moscou et Washington sont au plus bas, plombées par des désaccords sur nombre de dossiers de l'Ukraine à la Syrie, des accusations d'ingérence électorale, d'espionnage et de cyberattaques.