Le candidat démocrate à la Maison-Blanche Joe Biden a attaqué, mercredi, frontalement son adversaire républicain, le président des Etats-Unis Donald Trump, sur le thème du Covid-19. La gestion de la pandémie due au nouveau coronavirus depuis le début de l'année 2020 «disqualifie totalement» le milliardaire républicain pour le second mandat qu'il entend briguer le 3 novembre, a asséné l'ancien vice-président de Barack Obama lors d'un discours mercredi après-midi dans son fief de Wilmington, dans le Delaware.

«La première responsabilité d'un président est de protéger le peuple américain et il ne le fait pas», a-t-il lancé, faisant de la pandémie le symbole le plus tragique de ce qu'il considère être l'inaptitude du président à gouverner.

Le manque de compréhension de Trump fustigé

Mardi soir, Donald Trump a de nouveau cherché à rassurer la population lors d'une émission de télévision en annonçant, outre l'arrivée imminente d'un vaccin, que le coronavirus finirait par disparaître avec le temps, alors que près d'un millier d'Américains meurt encore chaque jour du virus. Le Covid-19 a fait près de 200 000 morts dans le pays.

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«Tout va bien se passer. C'est en train de disparaître. Et cela disparaîtra encore plus vite avec les vaccins», a dit l'ancien homme d'affaires sur la chaîne télévisée ABC. Il a ensuite évoqué la construction d'une immunité collective, c'est-à-dire la contamination naturelle d'une proportion suffisamment élevée de la population pour arrêter la circulation du virus, un niveau qui est atteint en contrepartie d'un nombre de décès proportionnel.

Mais il s'est apparemment trompé de mot puisqu'il a dit «mentalité de groupe» («herd mentality» au lieu de «herd immunity»).

Donald «Trump a confirmé ce soir, encore, qu'après avoir laissé empirer pendant huit mois la pire crise sanitaire depuis 100 ans, non seulement il n'a pas de plan, mais il ne comprend rien», a dit la porte-parole de Joe Biden.

Biden plus prudent que Trump

Même si les essais cliniques étaient concluants avant l'élection du 3 novembre, ce qui est jugé improbable par des responsables et des experts, la distribution de doses sera initialement «très limitée» et réservée à certaines populations prioritaires, peut-être à partir de novembre ou décembre, a dit mercredi au congrès le directeur des centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Robert Redfield.

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«Si vous me demandez quand le reste des Américains pourra bénéficier du vaccin pour revenir à une vie normale, je ne pense pas avant le deuxième ou troisième trimestre de 2021», a-t-il prédit.