Comment rendre son programme plus audible en restant confiné dans le sous-sol de sa maison du Delaware? Ce dilemme, le candidat démocrate Joe Biden y est toujours plus confronté. Lundi, en émergeant de son studio du «basement» pour participer à une visioconférence avec vue sur son jardin, ce sont de bruyantes oies, des bernaches du Canada, qui ont brouillé son message. Le perturbateur a d’habitude un autre nom: Donald Trump.

«Il ne sait pas qu’il est vivant»

La campagne présidentielle se durcit. Et Joe Biden est presque invisible. Egalement privé de grands meetings électoraux, Covid-19 oblige, Donald Trump repart en revanche à nouveau sur le terrain, dans des Etats clés pour sa réélection, comme l’Arizona, la Pennsylvanie et le Michigan, et capte l’attention médiatique par les controverses qu’il provoque, que ce soit en suggérant d’avaler de l’eau de Javel, en refusant de porter le masque ou en révélant qu’il ingurgite de l’hydroxychloroquine à titre préventif. Joe Biden a donc décidé d’étoffer son équipe et de renforcer sa présence sur les réseaux sociaux. Les méthodes «à l’ancienne», avec de simples messages vidéo, qui plus est souvent victimes de problèmes techniques, ne suffisent plus. Désormais ce ne sont plus 25 personnes qui s’occuperont de son contenu numérique, mais une cinquantaine.